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Les pixelsElément de base de l'image : le pixel
Element de base de l'écran : le pixel
Un écran n'est qu'une image. Peut-être particulière, mais, c'est une image. Ecran de télévision, écran d'ordinateur, etc.
Cette image est composée d'un nombre fini de pixels. Exemple : si l'écran compte 800 x 600 pixels, c'est un écran VGA , il compte : - horizontalement : 800 pixels - verticalement : 600 pixels - sa surface complète compte donc : 800 x 600 = 480 000 pixels. Des tailles courantes d'écrans sont : - 1024 x 768 pixels = 786 432 pixels : 17 pouces - 1280 x 1024 pixels = 1 310 720 pixels : 19 pouces - 1650 x 1050 pixels = 1 732 500 pixels : 20 pouces 16/9° En télévision, le standard PAL , «télé normale» est : 768 x 576 pixels = 442 368 pixels La télévision dite Full HD , télé dite haute définition, donne un écran maxi de : 1920 x 1080 pixels = 2 073 600 pixels Et ce, dans les deux cas, quelque soit la taille apparente de l'écran, de 30cm à plus d'un mètre de diagonale. L'important pour l'imagerie, c'est qu'une image , quelque soit son nombre de pixels, ne sera représentée que par les pixels disponibles sur l'écran ! Question : à quoi sert d'avoir des millions de pixels sur l'appareil photo si l'écran est incapable de les représenter ? Element de base de l'image imprimée : le pixel
Dans la même logique, l'image imprimée est aussi un assemblage de pixels.
Mais, pour une imprimante, on compte le nombre de pixels par pouce : dpi . Une imprimante est capable de traiter un très grand nombre de pixels par pouce, soit pour 25,4 mm. On parle ici de plusieurs centaines, voire plusieurs milliers. Par comparaison, une imprimante est capable de la même précision qu'un grand écran sur une surface d'un timbre poste. D'où l'idée principale : plus on a de pixels sur le capteur de l'appareil photo, plus on peut imprimer une grande image ! D'où l'idée coralaire : le fichier utilisable sur un écran n'est pas le même que le fichier utilisable sur une imprimante. Traitement de l'image : si les logiciels savent transcrire une image quelque soit le nombre de pixels, d'un support à l'autre, adapter le fichier en fonction de la destination qu'on lui réserve est opportun. Exemple : si un fichier pour impression pèse 10MO, pourquoi transmettre ce tel document quand on sait que le lecteur utilisera un écran capable de n'en représenter que 480 000 au maximum ? On transmet alors 20 fois trop d'informations pour le meilleur résultat qu'on puisse espérer. Il devient donc aussi inutile d'envoyer dans un e-mail une image destinée à l'impression que d'essayer d'imprimer une image transmise sur Internet. Remarque : puis-je me faire voler mes images sur Internet ? Si je ne mets en ligne que des fichiers adaptés à l'écran, ils ne seront pas imprimables par un moyen quelconque dans une taille plus grande que le timbre poste ! Sauf à perdre beaucoup de détail, de définition et d'apparaitre comme la tortue ci-dessus. De la taille du pixel
Une image numérique est reproduite dans une taille donnée. Cette taille dépend, comme on vient de le voir ci-dessus, du nombre de pixels.
Une deuxième notion est à prendre en compte : la taille du pixel. Plus le pixel est gros, plus l'image sera grande... Mais, plus il faudra la voir de loin si on ne veut pas voir les pixels. Inversement, plus le pixel est petit, plus l'image est réduite ! Exemple : sur un écran plat, le pixel est plus petit que sur un écran cathodique. Ce qui fait qu'à taille égale en pouce, la définition est plus grande sur le plat que sur l'autre. Inconvénient : une image taillée pour un écran cathodique paraît trop petite sur un écran plat. Je donnais une taille standard à mes images destinées à Internet de 400x300 pixels avec mon écran cathodique. Avec l'écran plat, je suis passé à une taille standard de 500 x 350 pixels. Comme les écrans plats remplacent de plus en plus les écrans cathodiques, j'adopte la nouvelle taille 500x350 pour ma définition la plus basse de mes images. Note importante : les informaticiens me disent que je suis dingue de penser comme cela. Ils ont raison. Sauf que : si je veux transmettre des images sur Internet avec le meilleur rapport de transmission, pourquoi faire transiter des fichiers images énormes, alors qu'ils ne seront que partiellement utilisés. J'ai pris l'habitude de calibrer mes images à la taille de leurs représentations sur les écrans de mes lecteurs. En taille standard de 400x300, les fichiers pèsent environ 50KO en Jpeg qualité 8. En taille de 500x350, ils pèsent environ 70KO. De plus, comme le navigateur internet n'a pas à interpréter le fichier pour lui donner la taille définie, l'image n'est pas dénaturée. En résumé ...
Pourquoi avoir un appareil photo avec des millions de pixels ? Si je n'imprime que des images dans le format classique 10x15cm, cela ne sert à rien. Des professionnels disent que 3 à 4 millions de pixels dans ce cas est suffisant.
En revanche, si je veux devenir un photographe émérite et publier mes images dans des magazines de mode, alors là, il m'en faut des tonnes. Mais, attention, les pixels sont très chers à la tonne ! J'oubliais : une notion n'a pas été évoquée : quelle est la définition de l'objectif qui est monté sur mon appareil photo. Peut-être n'est-il pas utile d'avoir plus de pixels sur le capteur que l'objectif n'est capable d'éclairer individuellement. Autrement dit, si l'objectif a une mauvaise définition, pourquoi mettre un capteur ultra précis derrière ? Autre moyen de résoudre le problème : quel objectif suis-je capable de m'offrir ? Si c'est une passoire en plastique, pas la peine d'avoir plein de pixels. Si c'est «un vrai caillou» , alors là, on peut dépasser les 10 millions de pixels. Mais, plus l'objectif est «un vrai caillou» , plus il coûte cher. Et ce n'est pas drôle du tout de trouver des objectifs qui coûtent plus cher que l'appareil sur lequel on le monte, même si l'appareil a coûté cher. Liens vers les tableaux de Dali : - Lincoln : Gala regardant la mer méditerranée - Voltaire : Le marché aux esclaves |