Le flash
Quelques exemples de prise de vue
De la puissance du flash sans autre apport de lumière
Les deux images ci-dessous ont été prises à quelques secondes d'interval, au même endroit, donc dans des conditions d'éclairement naturel identique(ment nulle !). Pas d'éclairage extérieur. Ciel sans lune.
C'est dans le cloitre de la cathédrale de Toul, lors d'une des dernières soirées de la Cathédrale : spectacle son et lulmière dressant l'historique des lieux et de la ville de Toul.
Le jardin du cloitre mesure à peu près 30m x 40 m. Du point où l'appareil se situe pour la prise de vue, le coin le plus éloigné du cloître est donc à peu près à 45 mètres.
Sensibilité pour cette photo : 1600 ISO
Flash incorporé
Nombre guide : 13 à 100 ISO, donc
52
à 1600 ISO
Il est clair que la lumière apportée par le flash n'est même pas suffisante pour éclairer le parterre de fleurs du premier plan qui n'est qu'à 2 ou 3 mètres. Seules les dahlias blancs s'en sortent.
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Flash cobra
Nombre guide : 55 à 100 ISO, donc
220
à 1600 ISO
Ici, le premier plan ressort suffisamment. En revanche, dans la foule, seuls les vêtements blancs ou clair s'en sortent bien.
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Il est évident ici que le falsh incorporé à l'appareil n'est d'aucune utilité.
De plus, le peu de lumière renvoyée par les fleurs blanches du premier plan donne des indications érronnées au système de lecture de l'appareil. Pour ce type d'image, il est impératif de passer en
mode manuel
et d'imposer les réglages que n'importe quel système électronique ne connait pas, donc ne peut pas inventer. Nous sommes hors limite des conditions «normales» de prise de vue.
Dans le cas du flash cobra, la puissance est telle qu'on «apperçoit» au moins le cadre. Mais, cette photo n'a de raison d'exister que ce présent emploi. Elle n'a aucune autre qualité esthétique.
Il y a pourtant eu des éclairs pendant cette présentation. Si c'est pour faire un plan de quelques personnes prêt de l'appareil, d'accord. Mais, si c'est pour une image d'ambiance, les gens se retrouvent avec des images aussi percutantes que celle de gauche... en estimant que leur flash incorporé ait un nombre guide voisin de 13 ! Sinon ...
Le flash : lumière complémentaire
Sans l'aide du flash
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Le choeur de la catédrale est habillé de rouges par de puissants projecteurs. Les reliefs sont accentués par les jeux d'ombres dans les reliefs des scultures.
Mais les contrastes entre les zones éclairées par les projecteurs et les zones
cachées de ce drapé rouge est trop brutal :
le flash est l'auxiliaire capable de palier ce problème.
De quelle dose de lumière flash peut-on profiter au mieux pour une image parfaite ? Ici, l'éclair est assez violent pour briser les ombres, mais il écrase aussi les reliefs.
Alors, comment régler l'appareil pour obtenir le résultat optimum ?
On sait que la vitesse d'opturation est conditionnée par la synchronisation de l'éclair. On ne peut donc pas trop jouer là-dessus.
En revanche, l'ouverture de diaphragme est utilisable... sans trop pénaliser l'éclairage des projecteurs.
Il faut trouver le meilleur compromis !
He oui ! dès qu'on sort des sentiers battus, il faut savoir plein de choses pour faire de belle photos ! Et si on quitte ces sentiers de quiétude, généralement, l'appareil est complètement incompétent. Il n'y a plus que le savoir faire de celui qui le manipule !
Entre l'appareil et le haut des colonnes : 20 mètres. Autant dire que le flash incorporé : bernique !
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Avec l'aide du flash
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Rééquilibrer les lumières
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L'emploi le plus utile d'un flash est dans le rééquilibrage de lumières.
Ici, les projecteurs éclairent la voûte du choeur. Mais les parties basses de l'édifice reste dans un éclairage minimum. De ce fait, l'autel est complètement noir. Sans aucun détail esthétique.
Le coup de flash sert d'éclairage des parties basses.
Cela réquilibre l'ensemble de l'image.
C'est un emploi fréquent du flash incorporé : donner de la lumière aux premiers plans d'une image pour donner les détails qu'un contre-jour trop violent cache.
Dans un grand édifice, le cobra, plus puissant, devient vite obligatoire pour obtenir des résultats, notamment par le fait que la tête orientable permet d'éclairer seulement les zones sombres. Ici, l'autel. Même si la lumière arrose aussi les ombres sur les premières colonnes.
Ces images ont été retravaillées au niveau de la perspective.
- Soit on s'éloigne pour avoir un axe de prise de vue le plus horizontal possible, au détriment de la lumière : la puissance des projecteurs diminue, il faut donc une pose plus longue et le flash perd de son efficacité.
- Soit on choisit la visée en forte contre-plongée qui nécessite alors un redressement qui allonge l'image presque démesurément : il y aura du travail de labo pour recadrer l'allure générale de l'image.
Remarque :
problème non négligeable dans ces photos de milieu sombre : c'est très difficile de trouver les bons repères pour cadrer correctement. D'autant plus que le spectacle son et lumière a rameuté des spectateurs ... qui veulent aussi profiter de la magie des couleurs et qui ne laissent pas le champ complètement libre au photographe.
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