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De l'argentique au numérique

Guerre des anciens et des modernes ?

          « Les professionnels, les vrais, travaillent toujours à l'argentique ! »

          C'est en substance le discours d'un photographe pro de Marseillan Plage , fin août 2009.
          Il est vrai qu'il dépêche ses brigades de jeunes photographes qui font leurs armes sur les plages à photographier les touristes. Surtout les enfants et ... les tourist e s !
          Tient-il toujours le même discours en 2015 ?

          Mais, en fait la question n'est plus « Argentique ou numérique ? »

          La question est : « Comment récupérer ma bibliothèque d'images argentiques en numérique ? »

Passage en douceur ?

          La photographie est passée par des phases bien typées depuis son avènement.
          Qui se souvient du temps où pour faire le portrait d'un personnage, il fallait poser une demi-heure. C'est à dire que le sujet devait rester immobile, parfaitement immobile, pendant une demi-heure ?
          Puis, sont venus les gélatines plus sensibles. La demi-heure est devenue la seconde. Voir les images de Luky Luke : le photographe enlève le capuchon de l'objectif, compte 1, 2, 3 et remet le capuchon. C'était l'époque où on n'avait pas de problème d'obturateur !

          Puis, nouvelle ère : les plaques en verre ont été remplacées par des films souples. Une horrible chose en soi : si le verre était bien plan, les surfaces souples ondulaient. Et, comme à l'époque on avait des objectifs dont on maitrisait mal la profondeur de champ, les images avaient des zones nettes ... et des zones floues, suivant la planéité du support.

          Et puis, un jour, on a inventé l'agrandisseur !
          Le support photographique pouvant être plus petit : puisqu'on savait agrandir l'image, on pouvait dinimuer la taille de la pelloche. Et par conséquent, la taille des appareils. De chambres photographiques, on est arrivé à une miniaturisation de plus en plus poussée.
          Il y a 50 ans, les meilleures photos étaient réalisées par des papys qui travaillaient en «six et demi-onze». C'était les films 116 ou 616.
          Le cliché mesurait 6,5 cm x 11 cm.

          Un jour, un hurluberlu a pensé prendre une pellicule de cinéma pour faire des photos. Même qu'on a appelé cela le 24x36 (format de film 135, cinéma = 35mm)
          Puis, un jour, on a inventé la couleur. Et, malgré les détracteurs, le N&B a presque disparu.

          De miniaturisation en miniaturisation, on a inventé des formats tout petits. Jusqu'au jour où un autre hurluberlu a imaginer prendre un caméscope pour faire un appareil photo. D'où les tout petits formats des compacts : appareils pas cher capables de faire aussi bien qu'un appareil grand public à pelloche.

          D'accord ! Pour les puristes, les raccourcis de cette prose sont plutôt erronés. Mais, le tracé est à peu près là !

Et maintenant ?

          De fil en aiguille, les conditions technologiques évoluant, les appareils numériques ont atteint des niveaux de qualité supérieurs aux matériels argentiques. Même s'il reste les moyens et grands formats argentiques, le numérique arrive en moyen format (6 x 6).

          Le laboratoire chimique, avec sa chambre noire, ses produits nocifs pour le photographe et la nature, etc, etc, est remplacé par un laboratoire informatique. Avec ses défauts pour la vue du photographe, pour la nature ( Il y a plein de métaux lourds dans les produits électroniques, dont les capteurs des appareils ! )

          Mais, voilà entre passer une heure pour mettre en route son labo argentique et moins de 2 minutes pour allumer un ordinateur, yapaphoto !
          J'ai vraiment l'impression de réinventer l'Histoire. Quand j'avais 15 ans, seuls les papys faisaient des belles photos avec leurs vieux trucs.
          Aujourd'hui, je suis un papy. Et ai-je l'impression d'être le seul à faire des belles photos avec mes vieux trucs ?

          Eh bien non ! Je suis passé au numérique. Et je ne le regrette pas. Je peux faire bien mieux qu'en argentique. Pour des tas de raisons. Notamment que je peux gérer moi-même la photo couleur. En argentique, c'était quasiment impossible en amateur : matériels bien trop chers, produits bien trop difficiles à mettre en oeuvre, etc.

          Eh puis, on voit arriver sur le marché des gens qui font des images numériques, mais qui n'ont JAMAIS fait une photo en argentique.

          La boucle est bouclée :
               c'est le numérique : POINT !

Oui, mais que fait-on de «l'avant»

          Non seulement l'appareil est devenu numérique, mais le moyen de lecture est aussi devenu numérique.
          Soit directement : la télé ou l'écran de l'ordianteur.
          Soit indirectement : «la photo papier» passe dans tous les cas par les canaux numériques. Soit j'achète sur internet un album chez un de ces fournisseurs d'images à qui j'envoie mes images numériques, soit je passe par un labo ... qui scanne mes clichés pour les gérer ensuite... en numérique.
          L'ère du numérique est là. POINT !

          Mes anciennes images sont-elles pour autant à jeter ?
          Il est toujours possible de numériser n'importe quelle image pour en faire un produit numérique.

          Et les moyens pour le faire ne sont pas très onéreux si on dispose déjà des moyens informatiques domestiques.
          Il suffit de savoir quelques petites choses.



          Image scannée en 2001 ou 2002 depuis un film Gold 100 de Kodak. Cliché de 1998. Ait Ben-haddou, Maroc.

Ait Benaddou - 1998.


          Une de mes dernières images argentiques scannée. Prise de vue : 2005
          Entre les deux images ci-dessus : une grande évolution de tous les moyens de la chaine de traitement, notamment les scanners.

Essaouira : sur le port.



Potier près de Ouarzazate, 2005.





 
Ecrit et composé avec GenPh© -CopyrightDepot.com 00035368- V 2.010-5601-MMag du 26/12/2006

  Dernière modification : 20/08/2015